Les technologies peuvent-elles résoudre la crise de l’éducation ?

Article du Monde :

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La politique de l’introduction de l’ordinateur à l’école n’a pas fait ses preuves – voir « Dans la salle de classe du futur, les résultats ne progressent pas » – et les déboires récents de l’informatisation du district scolaire de Los Angeles, ou celui du comté de Guilford en Caroline du Nord, longtemps cité comme un pionnier jusqu’à ce qu’il réinitialise tout son programme, ne sont pas pour rassurer – en France, l’expérience Ordicollège19 initiée en 2008 par le Conseil général de Corrèze est également restée un cas d’école, régulièrement étrillé.

Certains usages de la technologie à l’école fonctionnent très bien, notamment quand elle est utilisée pour certaines tâches bien précises : la rationalisation de la communication parents-enseignants, la collecte des devoirs, la diffusion de notes, etc. (ce que montre d’ailleurs la récente enquête du ministère de l’Education Nationale évaluant l’utilisation des espaces numériques de travail). Mais l’apprentissage mixte, lui s’est révélé plus difficile, notamment quand on tente de le faire à faible coût, sans prendre en compte la formation, l’adaptation des équipements, le remplacement et l’entretien du matériel. Annoncé dans bien des écoles en fanfare, il n’est pas rare de trouver aux Etats-Unis des racks d’iPads et de Chromebooks inutilisés.

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